Il n'y a plus guère qu'à Berne que le PLR genevois de Christian Lüscher (g) parle encore au PDC genevois de Vincent Maître (d) | Keystone-ATS / Alessandro Della Valle

A Genève, la droite implose et offre un boulevard à Fabienne Fischer

Séisme politique à Genève, où l'Entente a volé en éclats au lendemain d'un dimanche électoral que l'on n'oubliera pas de si tôt.

Fabienne Fischer n’a pas dû bouder son plaisir en consultant le live de la Tribune de Genève. La candidate verte à l’élection complémentaire au Conseil d’État, qui avait tout à craindre d’un face-à-face avec Pierre Maudet, a vu les bonnes nouvelles s’accumuler à mesure que la soirée de lundi se prolongeait. La droite genevoise partira aussi divisée pour le second et dernier tour de ce scrutin (à la majorité simple). Toutes les conditions sont désormais réunies pour que le gouvernement cantonal bascule à gauche jusqu’en 2023, configuration qui ne s’est produite qu’une fois, entre 2005 et 2009.

Emiettement. La première salve est venue de l’UDC, qui a décidé de maintenir Yves Nidegger. Si ses chances d’être élu sont pratiquement inexistantes, le conseiller national entend savourer son bon résultat du premier tour et s’arroge le statut de «seul candidat de la droite». Avec plus de 13% des voix, il s’est classé juste derrière le PLR Cyril Aellen, dont le parti enregistre un échec mémorable. Proche de 10%, le vert’libéral Michel Matter s’est retiré de la course.

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