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Des étudiants de l'Unil développent des abricotiers résistants au gel

Le gel qui a détruit 70% de la récolte d’abricots du Valais au printemps dernier est favorisé par une bactérie./Keystone/Valentin Flauraud

Bougies, chaufferettes, jets d’eau… Début avril dernier les horticulteurs de la plaine du Rhône en Valais se sont débattus pour éviter que le gel tardif ne détruise les fleurs de leurs abricotiers. Mais de l’ordre de 85% de la récolte a quand même été perdue. Cette situation a suggéré un projet révolutionnaire à un groupe d’étudiants de l’Université de Lausanne (Unil) qui participe à la grande compétition de biologie synthétique iGEM (International Genetically Engineered Machine), dont la finale aura lui cet automne à Paris après les Etats-Unis. L’idée: protéger les fleurs du gel dès l’été grâce à la génétique. Et non, ce n’est pas en créant des abricotiers OGM.

Pourquoi c’est passionnant. L’idée d’utiliser le génie génétique pour rendre des plantes résistantes aux évènements météorologiques extrêmes est vertigineuse. Sauf qu’en Suisse, les plantes OGM sont interdites. Mais la destruction des fleurs des abricotiers par le gel est aussi un phénomène symbiotique, lié à l’action d’une bactérie entre zéro et moins cinq degrés Celsius. Un phénomène que les compétiteurs lausannois ont pu influencer.

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